Lou Kanche - litterature
- livre
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L’Autonomie du serpent est une fiction contemporaine aux accents gothiques. Elle explore comment le trauma, en faisant effraction, transforme notre perception du réel et la manière dont nous habitons le monde. Le projet s’inscrit dans la continuité de mon premier roman, Rien que le soleil (Grasset, 2021), notamment par l’exploration du flux de conscience, du fantasme et des masculinités, tout en portant de nouvelles ambitions formelles. Le texte suit Esther Keller, historienne envoyée au coeur du massif des Bauges pour expertiser une statue médiévale. Très vite, elle se heurte à des complications administratives… jusqu’au jour où elle ouvre la mauvaise porte. Conte cruel, paranoïaque, L’Autonomie du serpent explore les liens entre désir et danger, curiosité des filles et culture du viol. Le titre fait aussi référence à Aby Warburg et au motif de survivance : l’historien de l’art s’était intéressé au motif du serpent, voyant là une résurgence d’un motif antique dans l’art plus tardif de la Renaissance. De la même façon, survit ici « une chose » que la narratrice ne sait ni voir ni nommer, mais qui la pousse à agir. On entre quelque part, un peu à la façon du cabinet de Barbe-bleue : « (…) c’est la clef du cabinet au bout de la grande galerie de l’appartement bas : ouvrez tout, allez partout ; mais, pour ce petit cabinet, je vous défends d’y entrer (…) » Et plus on s’approche de ce qui brûle, plus il fait noir.
Organisateur
neimënster
































